N'en jetez plus.

[ C'est en secret le corps d'une ombre qui m'enivre à contrecœur. ]

17 avril 2011

Pour ma part, pour le moment, et partiellement.

J'ai envie de te voir, c'est infernal, je voudrais pouvoir passer beaucoup de temps avec toi, et là, c'est tout le contraire qui se profile, beaucoup de temps sans toi... Jeudi. Jeudi soir. Tu quittes à quelle heure ? (Pas nocturne s'il vous plaît, pas nocturne...) J'ai beau avoir pleuré déjà, j'ai les yeux qui restent gonflés et en forme de fontaines, prêts à recommencer, si j'avais tes bras je me mettrais dedans et j'ouvrirais les vannes je pense... (Et puis, je te mettrais des bouquins et des cartons dedans aussi, pour me permettre... [Lire la suite]
Posté par Daisy Rondelle à 23:10 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

28 février 2011

Le monde appartient à ceux qui savent ce qu'ils veulent et j'ai les mains bien vides.

je distingue mal le désir du dégoût, le désir me dérange, désirer comme être désirée m'indispose, je voudrais m'en passer, faire sans, cesser de me punir, de n'être attirée que par ce qui me repousse, excitée par ce qui m'écoeure me démange l'idée de ne plus céder à ce que je m'impose pour dissimuler tant bien que mal le problème attitré qui est que je ne suis pas très stimulable, je ne suis pas une jouisseuse, tout ne me met pas sans dessus dessous et ce qui m'excite ne me fait pas nécessairement envie, aucun fluide dans mon sang... [Lire la suite]
30 juin 2010

Souffrir par toi n'est pas souffrir, mon cul oui.

J'ai le cœur en vrac de te savoir mal et de me voir refuser l'accès à tes démons. Si je te parle de ce qui me blesse moi aussi, je crains de donner dans le drame, si pour faire diversion je verse dans l'anecdotique, j'ai peur de sembler futile, si dans l'espoir de sauver les apparences je tente la drôlerie, je redoute de te heurter en paraissant ne pas prendre au sérieux la douleur qui te ronge. Si je te laisse en paix, je t'abandonne, si je te cours après, je te harcèle. Tu ne veux pas me donner de nouvelles pour ne pas m'inquiéter,... [Lire la suite]
Posté par Daisy Rondelle à 11:12 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : ,
06 avril 2010

J'ai fait une tache de fraise molle sur ma cravate laide.

Trajet Lille Reims jeudi, Reims Canterbury et Canterbury Reims samedi, avec un retour à Lille manqué, d'où un trajet Reims Lille mardi, avant de refaire Lille Reims puis Reims Lille avant et après le concert de Lo'Jo vendredi, fatigue, nerfs en pelote, me sentant transbahutée comme un colis postal, cachet faisant foi, j'ai raté ma couleur pour quelques secondes d'inattention, en oubliant d'ajouter un peu d'eau dans la fin du mélange, occasionnant un résultat approximatif, avec racines trop vives, une poignée de mèches trop claires... [Lire la suite]
29 mars 2010

I'm a stranger to myself and nobody knows I'm here.

Oh you don't want me anywhere near you, you don't want me anywhere near you, get my fucking head out of your world, you don't want me anywhere near you, you don't want me anywhere near you, get my fucking head out of your world...Oh, non, c'est plus chronique que grave, mon moral se lève tous les matins et se couche tous les soirs, aujourd'hui il s'est encore endormi sacrément avant moi...Oh, parce qu'il n'y a rien à connaître, c'est moi qui suis en décalage horaire avec mes humeurs, je ne sais pas si médicalement, psychologiquement,... [Lire la suite]
23 février 2010

Alors on danse, points de suspension.

TANGO / j'irai danser avec la nuit / mains sur ses hanches son corps enveloppant le mien / je respirerai le parfum de ses yeux la fureur de ses cheveux et je plierai ses reins au rythme de mes pas / TANGO / mes doigts joueront sur le clavier de son dos / nu / ce sera une musique frémissante et sauvage / je brûlerai elle rira j'en frémirai elle me repoussera / TANGO / et puis je la prendrai je lui tordrai les bras et / oui / je la déshabillerai / quatre heures après minuit / quand la fumée des cigarettes rasera les murs / j'arracherai... [Lire la suite]
Posté par Daisy Rondelle à 08:06 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , ,

17 janvier 2010

C'est le désordre à l'intérieur.

357 magnum / friperies / mint candy apple / rouille et aubergine / croissants aux amandes / it's a dog ? / spotify mon amour / je t'aime, envie de te serrer fort, que tu poses ta tête contre mon épaule, de te lécher l'oreille et de sentir ton souffle chaud contre ma joue / champagne bollinger / je suis lee la louve / musique en duo / ombre à paupières mordorée / you can tell jesus that the bitch is back / licence poétique / plumes de pintade / polaroïd / ce qui se dit la nuit ne voit jamais le jour / moutarde et bordeaux / chèvre... [Lire la suite]
22 décembre 2009

Désabusé jusqu'au grandiose, le téléphone pleure.

"C'est fou comme tout ce cirque de Noël sonne faux aujourd'hui, comme cela m'écœure, comme j'ai l'impression que ces gens insignifiants sont le jouet du capitalisme triomphant et de banquiers sans scrupules, que nos idéaux de liberté à tout prix se sont égarés et ont été sacrifiés, que cette hypocrisie de Noël et de sa tradition de générosité me semble être un leurre, un mensonge pour forcer les gens à s'endetter, à meubler le vide de leur existence en remplissant leur salon et leur panse, à alimenter les fonds de pension et les... [Lire la suite]
26 novembre 2009

Hello Goodbye.

Face à ce cortège de minuscules désagréments nocturnes dont le malaise, bien que se désagrégeant, persiste un peu de manière diurne, je voudrais faire glisser l'essuie-glace sur le pare-brise de mes humeurs.Ces souvenirs sur le bout de la mémoire, ma grisâtre ironie, mes cheveux gras, un goût de tournis neurasthénique pour me tenir compagnie, pluie dilettante et café froid je me promène dans le couloir à sens unique de mes pensées multimaniaques, de mes hantises polyphoniques.Me purger de la torpeur, expulser les pulsions, affûter les... [Lire la suite]
03 novembre 2009

Dans la salle d'attente de la vraie vie.

Tu es passé me serrer dans tes bras samedi matin, deux heures avant que ma mère ne vienne me chercher, et avant de repartir pour la Sablière, j'étais moche et je puais parce que je venais d'aller courir, et j'avais les cheveux sales, sans raison valable, mais tu as quand même trouvé que j'étais belle comme un elfe, parce que tu n'as pas vraiment les yeux tout à fait en face des trous, quand tu me regardes, je crois. Ou alors c'est à cause de ta tache de sang à la surface de l'œil qui donne par sa teinte marronnasse un aspect... [Lire la suite]