N'en jetez plus.

[ C'est en secret le corps d'une ombre qui m'enivre à contrecœur. ]

01 avril 2011

L'habit qui ne va pas, c'est pour mon papa, les plus beaux vêtements, c'est pour ma maman.

Un top New Look en taille 10 bleu marine en synthétique brillant, à dos nageur, volanté en haut, froncé en bas. Un petit débardeur vieux rose en coton, à fin liseré de dentelle noir, deux petits boutons ornementaux en nacre, trois fronces verticales le long de chaque côte, petit volant en bas également, provenance inconnue. Un petit top blanc en synthétique dans une matière curieusement élastique m'évoquant le maillot de bain, décolleté, froncé, couturé, fleuridentelé, MNG Suit. Moins mon style a priori, bien que tout réfléchi, je... [Lire la suite]

28 février 2011

Le monde appartient à ceux qui savent ce qu'ils veulent et j'ai les mains bien vides.

je distingue mal le désir du dégoût, le désir me dérange, désirer comme être désirée m'indispose, je voudrais m'en passer, faire sans, cesser de me punir, de n'être attirée que par ce qui me repousse, excitée par ce qui m'écoeure me démange l'idée de ne plus céder à ce que je m'impose pour dissimuler tant bien que mal le problème attitré qui est que je ne suis pas très stimulable, je ne suis pas une jouisseuse, tout ne me met pas sans dessus dessous et ce qui m'excite ne me fait pas nécessairement envie, aucun fluide dans mon sang... [Lire la suite]
25 janvier 2011

Monde de merde, je valide, toujours.

C****** L****** cite en entier la dernière chanson de Jenifer sous une de ses photos, Christophe Maé a été fait chevalier des arts et des lettres dimanche, les bobos se touchent devant "Somewhere", le dernier foutage de gueule film de Sofia Coppola, qui aurait pu s'appeler "Nowhere", "Never" ou "In your Ass" tant il ne s'y passe que couic, pas de scénario qui tienne la route, recette photographique qui fait rengaine à la longue, plans interminables à l'intérêt beaucoup trop limité pour nous être... [Lire la suite]
29 novembre 2010

Organic but not Mental.

"Il y a trop de gens à Paris, je n'aime pas sentir leurs odeurs de cuir chevelu, d'aisselles, de fesses quand ils sont sous mon nez, ou pas tant que cela, dans le métro, pouvoir compter leurs points noirs sur le nez tant ils me promiscuitent, les voir d'aussi près que si j'étais en couple avec eux tous, contempler leurs allures neurasthéniques et apathiques, je comprends les gus qui un jour pètent un plomb et qui d'un coup se mettent à canarder à tout va, au hasard des têtes de cons, quand la révolte accumulée se met soudain à... [Lire la suite]
28 janvier 2010

I used to want to change the world, now I just want to leave the room with a little dignity.

J’en reviens toujours au même point, de strate en strate je parcours la structure circulaire, au dessus du point de départ, épluchant le problème dans un mouvement rotatif. Je voudrais pouvoir être tranquillement femme, paisible dans ma neutralité, pouvoir être respectée sans être une guerrière, m’abandonner sans être abusée, ne pas prendre de risques sans me surprotéger, avoir mon mot à dire sans me faire amazone. Je n’ai aucune envie de devoir mener un combat contre l’homme, avec un petit « h » et avec une petite bite, de... [Lire la suite]
25 janvier 2010

Du sang sur les groseilles.

Messaline, belle salope, sale conne de la discorde, comme j'ai hâte de me barrer de cette ville pour de bon, te croisant dans la rue je voudrais t'écorcher vive, t'arracher tes yeux de traîtresse, ne pas te rater cette fois.Pute en soldes en pensées je te saute à la gorge.
Posté par Daisy Rondelle à 09:13 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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22 décembre 2009

Désabusé jusqu'au grandiose, le téléphone pleure.

"C'est fou comme tout ce cirque de Noël sonne faux aujourd'hui, comme cela m'écœure, comme j'ai l'impression que ces gens insignifiants sont le jouet du capitalisme triomphant et de banquiers sans scrupules, que nos idéaux de liberté à tout prix se sont égarés et ont été sacrifiés, que cette hypocrisie de Noël et de sa tradition de générosité me semble être un leurre, un mensonge pour forcer les gens à s'endetter, à meubler le vide de leur existence en remplissant leur salon et leur panse, à alimenter les fonds de pension et les... [Lire la suite]
03 novembre 2009

Y a des milliers de tonnes de cons qui n'iront pas se suicider.

Heureusement qu'il n'y a pas de Fête Nationale des tocards, je n'aurais jamais assez d'argent pour offrir un cadeau à tous ceux que je connais.
27 octobre 2009

Poil au flan sur terrain vallonné.

Je suis écartelée par mes frustrations, je manque de souffle, les canalisations de mon énergie vitale fuient, je suis dispersée dépassée terrassée, touchée coulée fatiguée, l'angoisse est cyclique, chronique, périodique, les curseurs de l'intellect sont au plus bas, mon psychisme dévale au ralenti la pente douce vers l'apocalypse et mes nerfs se nouent, j'aime je vomis, sous peu j'oublierai que je perds la mémoire, j'aimerais bien réussir à avoir envie de plein de choses à la fois mais je n'en ai pas la force, pas encore, bientôt, et... [Lire la suite]
31 juillet 2009

Vois comme ta muse m'habite.

Non seulement je n'ai pas de pénis, mais je n'ai même pas non plus de gros seins pour compenser, je le prends très mal. Si j'étais dotée de melons gros comme ma tête, plus femme, si femme, je me sentirais paradoxalement plus masculine de par mon apparence agressive, de par mes formes prédatrices, au plus près des stéréotypes de ce qu'une femelle doit être, je serais moins tentée de basculer du côté viril de la force. Je me grime en poupée afin d'oublier le plus possible que souvent, c'est un garçon que j'aperçois furtivement dans la... [Lire la suite]