N'en jetez plus.

[ C'est en secret le corps d'une ombre qui m'enivre à contrecœur. ]

03 février 2012

Carton bitumé, feutre asphalté.

J'ai ta Chupa Chups encore emballée, Coca Cola, dans la poche gauche de mon trench, ta langue emballante dans ma bouche, encore plus sucrée, tes mains qui me touchent, collés serrés, et dans ta chambre c'est l'année des méduses sans Valérie Kaprisky, qui tombe à point nommé avec son titre russe d'antivirus. Les cadavres livides ponctuent le parquet, traînent inaboutis, abandonnistes, inertes éponges jetées, le long des tentatives peu fructueuses de débuts d'ébats tendus, forcément, tu m'étonnes, dans ta piaule de geek où les... [Lire la suite]

18 avril 2011

Thèmes récurrents dans mes écrits du sucre et du feu.

Fume-moi, étourdis-moi, hypnotique coquine, dégourdissons-nous les jambes et l'esprit, les fourmis et le cafard, buisson ardent blafard sous les jupes qui tournent, attrape-moi si je t'attends, ralentis si j'accours, je t'amuse, si jolie môme en coton, et me prends les doigts dans les dentelles, comme dans le pot de confiture, la main dans le sac de la luxure qui me fait du gringue, du pied, de l'oeil, poursuis-moi chipie que je sois bonne joueuse, délicieuse perdante, suavement perdue, victime consentante, joyeusement vaincue, si... [Lire la suite]
14 mars 2011

Collection de vestiges de vertiges.

Tu sais que tu es adulte quand tu tombes et que tu te fais une entorse ou te foules la cheville, en loupant une  marche d'escalier, ou en saut à ski. Quand tu te viandes en courant et que tout douloureux qu'il puisse être, ton bobo ressemble à une grosse égratignure suintante, en plein milieu du genou, badigeonnée au Mecurochrome et planquée sous un pansement Tom et Jerry, ce n'est pas encore de la blessure mature. Même pas grave, j'ai tout mon temps pour apprendre à tomber comme une grande personne, et puis, j'adore jouer avec... [Lire la suite]
21 septembre 2010

Rose sensuel, vieil or, des mots en prison.

C'est chiant les vieilles dames, même quand ça sent la poudre de riz de cocotte il y a toujours un petit relent de soupe au poireau ou au chou qui plane, et il faut se croiser les jambes jusque sous le menton pour échapper à leur sac à main bien rigide en synthétique brillant qui nous râpe le genou à chaque virage. Le seul truc que j'aime bien à Wilson, Val de Murigny, Châtillons, Cormontreuil, c'est regarder les gens qui regardent par la fenêtre. Quand ont regarde par la fenêtre on se croit toujours tout seul, et je les vois. À leur... [Lire la suite]
14 août 2010

Le risque est mondial et l'Europe est déjà touchée.

Vous m'aurez à l'usurepar dépit par fêlurece sésamesa morsure son répitsont deux poids deux mesurescharrient varient bavuressavourez la censure sans saisir la césuresuccombez au désir de me déshéritersévissez sur le champ et alors je vous jureque mon corps mon cœur mon cerveau et mes restesmes ossements mes vaisseaux mes aigreurs et mes miasmesseront à vous ravissermonnez cerfs-volantssanctionnez survivantscomme un souffleur de vers je dors sur les caillouxaphone et sans le sou mes rêves ont tourné courbattu reposé à terre... [Lire la suite]
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21 juillet 2010

Léchez-moi les babines, je chancelle.

Bel animal au loin sur moi tu louches de vous à moi j'avoue cet élan des pupilles m'en met l'autre à la bouche la bave aux lèvres là-bas les vôtres si loin je crois si rouges j'en tremble tremper frôler feuler de stupeur effleurer affleure la couleur du désir grandissant affolées pétillantes envolées déficientes les papilles palpitent de plaisir je miaule dans la gueule du loup qui m'embrasse le cœur entre les dents je chavire je savoure prendre ma langue à ton goût me suffoque je le savais ma supplique grand classique passe ton tour... [Lire la suite]
Posté par Daisy Rondelle à 18:44 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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16 mars 2010

Un jour, je parlerai moins, jusqu'au jour où je ne parlerai plus.

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28 janvier 2010

Que ma volonté soit faite, sur la Terre pour commencer, au Ciel on verra plus tard.

Et puis tu comprends j'arrive pas à être sérieuse quand je me suicide, il faut toujours que je pense à un truc bête qui ôte tout drame à ma mise en scène, par exemple je me dis que je pourrais faire en sorte que mon épitaphe soit "Dommage" ou "Pas de bol" plutôt que "Regrets éternels" ou "À ma fille chérie" au milieu de fleurs moisies qui auraient l'air mortes depuis plus longtemps que moi, au moins ça ferait rire les gens devant ma tombe, ils ont bien rigolé toute ma vie, c'est pas maintenant... [Lire la suite]
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28 janvier 2010

I used to want to change the world, now I just want to leave the room with a little dignity.

J’en reviens toujours au même point, de strate en strate je parcours la structure circulaire, au dessus du point de départ, épluchant le problème dans un mouvement rotatif. Je voudrais pouvoir être tranquillement femme, paisible dans ma neutralité, pouvoir être respectée sans être une guerrière, m’abandonner sans être abusée, ne pas prendre de risques sans me surprotéger, avoir mon mot à dire sans me faire amazone. Je n’ai aucune envie de devoir mener un combat contre l’homme, avec un petit « h » et avec une petite bite, de... [Lire la suite]
30 décembre 2009

Premier avertissement, attaque neurologique.

Hier j'ai élu domicile sur le rivage de ton silence et sur le tronc de ton absence j'ai gravé tes initiales, pendant que tes pensées t'élèvent les miennes me clouent au sol, mes nuages crèvent, mon navire fait naufrage, et tu viens déterrer, perfide fossoyeur, un certain goût du drame enfoui à l'intérieur de mon cœur de cimetière. En fouillant mes entrailles feras-tu la trouvaille que je suis une sale bête, une fille sans queue ni tête, un avis de tempête sur une mer en pagaille ? Litanies douloureuses, entrecoupées d'oubli,... [Lire la suite]