N'en jetez plus.

[ C'est en secret le corps d'une ombre qui m'enivre à contrecœur. ]

03 février 2012

Carton bitumé, feutre asphalté.

J'ai ta Chupa Chups encore emballée, Coca Cola, dans la poche gauche de mon trench, ta langue emballante dans ma bouche, encore plus sucrée, tes mains qui me touchent, collés serrés, et dans ta chambre c'est l'année des méduses sans Valérie Kaprisky, qui tombe à point nommé avec son titre russe d'antivirus. Les cadavres livides ponctuent le parquet, traînent inaboutis, abandonnistes, inertes éponges jetées, le long des tentatives peu fructueuses de débuts d'ébats tendus, forcément, tu m'étonnes, dans ta piaule de geek où les... [Lire la suite]

26 janvier 2012

Il était où, hein, le Youki.

j'en ai marre de ma tête, je me laisse pousser la barbe * je voudrais un wagon-lit dans le sens de la marche * je crois que les burqas ça me va pas trop, euh, les chapkas * alors je cherche et je trouverai cette fille qui me manque tant, alors je cherche et je trouverai cette fille qui me tente tant, qui me tente tant * bonjour, ici l'apocalypse, scénario catastrophe * cela ne devrait peut-être pas être permis de juger quoi que ce soit macabre quand l'on porte une écharpe de l'Olympique Lyonnais * qu'as-tu cherché quand tu m'as... [Lire la suite]
29 août 2011

Je vous ai vu en rêve, vous m'avez dévorée.

Bizarrerie des rêves, ou comment caser mille éléments dans quelques secondes de sommeil, qui en paraissent tellement plus, autant de minutes. Un expresso, une expression, café codé, songe serré, la tentative d'attentat du subconscient qui s'incruste... Collée contre son épaule, j'ai rêvé de lui, de nous. C'était étrange. Je voulais lui faire une fellation, et ne voyais pas son visage, seulement son corps, et, pendant que seuls son ventre, son torse, m'apparaissaient dans le champ, il m'a dit, avec ma voix et ma tête, "C'est presque... [Lire la suite]
18 avril 2011

Thèmes récurrents dans mes écrits du sucre et du feu.

Fume-moi, étourdis-moi, hypnotique coquine, dégourdissons-nous les jambes et l'esprit, les fourmis et le cafard, buisson ardent blafard sous les jupes qui tournent, attrape-moi si je t'attends, ralentis si j'accours, je t'amuse, si jolie môme en coton, et me prends les doigts dans les dentelles, comme dans le pot de confiture, la main dans le sac de la luxure qui me fait du gringue, du pied, de l'oeil, poursuis-moi chipie que je sois bonne joueuse, délicieuse perdante, suavement perdue, victime consentante, joyeusement vaincue, si... [Lire la suite]
14 mars 2011

Collection de vestiges de vertiges.

Tu sais que tu es adulte quand tu tombes et que tu te fais une entorse ou te foules la cheville, en loupant une  marche d'escalier, ou en saut à ski. Quand tu te viandes en courant et que tout douloureux qu'il puisse être, ton bobo ressemble à une grosse égratignure suintante, en plein milieu du genou, badigeonnée au Mecurochrome et planquée sous un pansement Tom et Jerry, ce n'est pas encore de la blessure mature. Même pas grave, j'ai tout mon temps pour apprendre à tomber comme une grande personne, et puis, j'adore jouer avec... [Lire la suite]

28 février 2011

Le monde appartient à ceux qui savent ce qu'ils veulent et j'ai les mains bien vides.

je distingue mal le désir du dégoût, le désir me dérange, désirer comme être désirée m'indispose, je voudrais m'en passer, faire sans, cesser de me punir, de n'être attirée que par ce qui me repousse, excitée par ce qui m'écoeure me démange l'idée de ne plus céder à ce que je m'impose pour dissimuler tant bien que mal le problème attitré qui est que je ne suis pas très stimulable, je ne suis pas une jouisseuse, tout ne me met pas sans dessus dessous et ce qui m'excite ne me fait pas nécessairement envie, aucun fluide dans mon sang... [Lire la suite]
24 janvier 2011

Mi oui mi non, compètement je n'en sais rien.

"Tout se bouscule dans mon esprit. Tout prend des proportions inquiétantes. Je voudrais que la vie soit simple et je ne trouve pas le chemin de l'évidence. Je ne sais pas ce qui se passe en moi vraiment, mais je suis heureuse et malheureuse à la fois. Je veux une chose et son contraire. Je veux être l'unique mais je n'aime pas cette idée. Je veux que le garçon passe le bras autour de mon épaule et j'enlève le bras. Je veux qu'il me regarde et je ne supporte pas ses yeux posés sur moi. Je veux qu'il soit plus fort que moi mais... [Lire la suite]
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11 octobre 2010

Chansons pour les pieds.

N'aie pas peur que je te jette comme une vieille chaussette ; mes vieilles chaussettes, je les reprise, ou je continue de les porter, même trouées, en évitant les trous.
Posté par Daisy Rondelle à 22:15 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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21 septembre 2010

Rose sensuel, vieil or, des mots en prison.

C'est chiant les vieilles dames, même quand ça sent la poudre de riz de cocotte il y a toujours un petit relent de soupe au poireau ou au chou qui plane, et il faut se croiser les jambes jusque sous le menton pour échapper à leur sac à main bien rigide en synthétique brillant qui nous râpe le genou à chaque virage. Le seul truc que j'aime bien à Wilson, Val de Murigny, Châtillons, Cormontreuil, c'est regarder les gens qui regardent par la fenêtre. Quand ont regarde par la fenêtre on se croit toujours tout seul, et je les vois. À leur... [Lire la suite]