N'en jetez plus.

[ C'est en secret le corps d'une ombre qui m'enivre à contrecœur. ]

31 mai 2011

Achète un naan au fromage et quitte la ville.

C'est étonnant à quel point je déteste la ville depuis que je suis ici... J'ai envie de pleurer chaque fois que je vois des blocs d'immeubles, j'étouffe, tout est étriqué, rien ne semble possible, je ne sais même pas comment des gens peuvent passer toute leur vie ainsi, y être heureux, cela me paraît surréaliste, pourtant je ne vivais pas à la campagne, à Lille, à Reims, je n'avais pas de jardin, je n'étais pas tout le temps dehors, ici je suis claustrophobe même à l'extérieur, 11h11, j'ai un peu peur de partir en vacances, si je vais... [Lire la suite]

12 mai 2011

Jusqu'ici, tout ne va pas bien, amen quand même.

I feel like a blind man with a color TV. /// Je me sens comme un sac sans poignée dont la bandoulière aurait lâché. /// Les gens qui épellent tout leur nom de famille lettre par lettre au téléphone en citant des prénoms me font mourir de rire, Bertholin, B comme Bernard, E comme Edwige, R comme Raoul, T comme Thomas, H comme Henri etc. /// L'autre jour, un qui commence déjà à remonter un petit peu dans le temps maintenant, dans un magasin, je me suis dit "Tiens elle est jolie cette fille en face de moi", avant de me rendre compte que... [Lire la suite]
01 avril 2011

L'habit qui ne va pas, c'est pour mon papa, les plus beaux vêtements, c'est pour ma maman.

Un top New Look en taille 10 bleu marine en synthétique brillant, à dos nageur, volanté en haut, froncé en bas. Un petit débardeur vieux rose en coton, à fin liseré de dentelle noir, deux petits boutons ornementaux en nacre, trois fronces verticales le long de chaque côte, petit volant en bas également, provenance inconnue. Un petit top blanc en synthétique dans une matière curieusement élastique m'évoquant le maillot de bain, décolleté, froncé, couturé, fleuridentelé, MNG Suit. Moins mon style a priori, bien que tout réfléchi, je... [Lire la suite]
25 janvier 2011

Monde de merde, je valide, toujours.

C****** L****** cite en entier la dernière chanson de Jenifer sous une de ses photos, Christophe Maé a été fait chevalier des arts et des lettres dimanche, les bobos se touchent devant "Somewhere", le dernier foutage de gueule film de Sofia Coppola, qui aurait pu s'appeler "Nowhere", "Never" ou "In your Ass" tant il ne s'y passe que couic, pas de scénario qui tienne la route, recette photographique qui fait rengaine à la longue, plans interminables à l'intérêt beaucoup trop limité pour nous être... [Lire la suite]
24 janvier 2011

Ode à tout ce qui m'échappe, momentanément sans illustration.

Mes confuses à ceux que ma disparition, comme le E de Georges Pérec, comme à mon début et à ma fin, ont attristés, ennuyés, décontenancés, désolés, ou déçus, tant pis pour ceux qu'elle a fait fuir, abandonner, supprimer le lien de mon blog de leurs favoris, lâcher le morceau, tourner les talons, car me revoilà, pas telle le phénix renaissant de ses cendres, juste comme l'employée ordinaire qui a désormais un toit à elle, à condition d'en payer la moitié du loyer chaque mois au vrai propriétaire, au dessus de la tête, une chaise sous... [Lire la suite]
29 novembre 2010

Organic but not Mental.

"Il y a trop de gens à Paris, je n'aime pas sentir leurs odeurs de cuir chevelu, d'aisselles, de fesses quand ils sont sous mon nez, ou pas tant que cela, dans le métro, pouvoir compter leurs points noirs sur le nez tant ils me promiscuitent, les voir d'aussi près que si j'étais en couple avec eux tous, contempler leurs allures neurasthéniques et apathiques, je comprends les gus qui un jour pètent un plomb et qui d'un coup se mettent à canarder à tout va, au hasard des têtes de cons, quand la révolte accumulée se met soudain à... [Lire la suite]

21 septembre 2010

Rose sensuel, vieil or, des mots en prison.

C'est chiant les vieilles dames, même quand ça sent la poudre de riz de cocotte il y a toujours un petit relent de soupe au poireau ou au chou qui plane, et il faut se croiser les jambes jusque sous le menton pour échapper à leur sac à main bien rigide en synthétique brillant qui nous râpe le genou à chaque virage. Le seul truc que j'aime bien à Wilson, Val de Murigny, Châtillons, Cormontreuil, c'est regarder les gens qui regardent par la fenêtre. Quand ont regarde par la fenêtre on se croit toujours tout seul, et je les vois. À leur... [Lire la suite]
15 septembre 2010

Observons l'effet déviant sur votre organisme.

Lille me manque énormément, d'autant que sa braderie a beaucoup fait parler d'elle ces derniers temps /// j'ai trouvé des bagels aux graines de pavot et de sésame au Daily Monop' /// je suis belle chéloïdeusement d'un ulcère à l'oreille /// l'aigreur est plus appétissante assaisonnée à la sauce poétique /// rêvant de ratons laveurs géants qui m'attaqueraient dans des lueurs rouges j'ai vu mon ombre monstrueusement déformée atteindre la colline d'en face /// j'ai envie de bottes en caoutchouc dans les flaques, de feuilles mortes, de... [Lire la suite]
07 septembre 2010

En plus mon feutre bleu, il est presque sec, et j'ai rempli que la moitié du ciel.

L'expression "ne pas voir le temps passer" est quand même curieuse : elle veut dire que l'on s'est tellement amusé que le temps a filé à notre insu, alors que j'aurais tendance, logiquement, à l'employer à l'inverse, parce que l'ennui semble figer le temps.
Posté par Daisy Rondelle à 08:22 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
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01 septembre 2010

Avec Cif, ce sont toujours les femmes qui font le ménage.

Merci Cif Crème de penser à nous les femmes, et uniquement à nous, en inventant de merveilleux produits afin de nous rendre la tâche (ménagère) plus aisée, moins ingrate, presque agréable, et en perpétrant dès le troisième mot par une lettre en trop à valeur de lapsus les plus vieux clichés misogynes qui, visiblement, ne sont pas encore sortis des esprits... Ménagères de moins de cinquante ans et féministes quelles que vous soyez, unissez-vous, le combat continue, l'on n'est pas sorties de l'auberge, ni de devant le lavabo ou... [Lire la suite]